Depuis des siècles, la broderie or, véritable art du fil métallique, sublime les étoffes de ses reflets dorés et argentés, habillant les cérémonies religieuses et les grands moments de l’histoire.
La broderie or regroupe les techniques de broderie qui utilisent des fournitures dites métalliques, telles que la cannetille ou le jaseron. Aujourd’hui, les fournitures ont évolué, elles ne sont pas forcément dorées ou argentées, ce qui permet d’avoir des cannetilles dans de multiples coloris, ou encore l’utilisation de métalloplastique.

Paris (?), vers 1375-1390, Musée de Cluny


La broderie or servait non seulement à orner les vêtements, mais aussi à véhiculer une image de puissance et de richesse de son propriétaire. En Europe, l’histoire de la broderie or est étroitement liée à l’Église, où elle se développe tout au long du Moyen Âge. C’est en Angleterre que ces techniques atteignent leur apogée, elles sont désignées sous le terme d’Opus Anglicanum. Toutefois, c’est en Chine qu’on retrouve sur des vêtements de cérémonie, les premières traces de broderie or.
Sous le règne de Louis XIV, la broderie or va prendre son plein essor. En effet, après les vêtements liturgiques, ceux de la noblesse, ou encore les meubles, la broderie s’invite sur les uniformes militaires. Rochefort en est l’exemple concret, avec la création en 1866 de l’Arsenal maritime, ce qui va permettre l’essor de la broderie militaire pour orner les militaires. Aujourd’hui, on trouve à Rochefort l’atelier du Bégonia d’or crée par Sylvie Deschamps unique maître d’art en broderie or.
La broderie or, ancrée dans l’histoire et les traditions, continue d’évoluer grâce à des artisans contemporains qui perpétuent cet héritage tout en le réinventant avec des techniques et des matériaux modernes.


Broderie de cannetilles format XXL et cannetilles frisées – studio Ekceli


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